La première expo solo de Yelow à Paris

"Paris-Galante : une histoire de fusion"


Yelow et moi nous sommes rencontrés à Jarry au Café Papier. J’avais repéré son travail et j’avais hâte de comprendre sa démarche, tant les visages qu’il crée m’avaient saisie. Graffeur en région parisienne à ses débuts, c’est en s’installant à Marie-Galante que Yelow s’est mis à peindre. Il a eu un coup de coeur pour l’île, et il met dans sa nouvelle pratique toute l’émotion que lui inspire son quotidien. Souvenez-vous, je vous racontais tout ici : Simplicité et humanité : règles d'or d'un graffeur devenu peintre


Christelle Clairville et Yelow pendant l'exposition

Mon ambition en créant Gaston, c'est de faire connaître les artistes des Antilles à l'échelle nationale. J'ai donc démarché plusieurs galeries et lieux afin de leur obtenir des expositions en solo dans la capitale.


Soirée de vernissage de "Paris-Galante : une histoire de fusion"

J’ai rencontré Garry à un vernissage de la Galerie WAWI l’année dernière. C'est la première personne à m'avoir fait confiance pour organiser une exposition, à s'être laissé séduire par Yelow, graffeur installé à Marie-Galante. Un artiste qui associe le graffiti à la peinture, qui commence à Paris pour s'installer à Marie-Galante, un artiste qui s'inspire des paysages et des visages de son île d'adption, un artiste qui finalement a une œuvre créole, métissée, c’est tout un programme !


C’est ce que nous avons souhaité exprimer dans l’exposition

“PARIS-GALANTE : UNE HISTOIRE DE FUSION”



 

Enfin, je vous partage le texte de l'exposition, préparé par Verenne Cipolloni, Historienne de l’art – consultante artistique sur l'exposition :


"Si Yelow nous a habitués jusqu’à présent à des peintures sur toile très minutieuses comme dans ses portraits réalisés lors de l’exposition Dames de Cœur en Avril 2021, les œuvres qui nous sont proposées aujourd’hui relèvent d’une démarche artistique plus instinctive.


Spontané dans la mise en œuvre mais aussi dans l’utilisation d’outils nouveaux tels qu’un couteau, une spatule ou encore une éponge ou du papier absorbant, l’artiste évolue vers un travail de fond et de forme relevant de l’impulsion. En effet, du choix du format de la première toile - découpée au « hasard » - à l’exécution de chaque portrait, l’exposition Paris - Galante : une histoire de fusion révèle un exercice de style qui puise dans l’intensité du ressenti de l’artiste. Les peintures ne sont plus concentrées sur le détail, contrastant avec les œuvres qu’on lui connaît, mais tendent vers une composition où la rapidité, la légèreté et la transparence sont les nouvelles figures de style.


Les œuvres sont colorées, graphiques et épurées, renvoyant au spectateur à la fois un sentiment de délicatesse et de profondeur que seul Yelow est capable de transmettre. Bien que les éléments liés à la nature tels que des oiseaux ou des fleurs soient moins prononcés, les portraits féminins toujours présents semblent à nouveau être le sujet principal des toiles… Ne vous détrompez pas ! Car si certains visages sont plus travaillés que d’autres, tous se mêlent petit à petit au fond. Et pour cause, le fond des œuvres devient aussi important que les sujets travaillés. Traces de coulures, traits plus ou moins épais, spray, aérographe, dilution de peinture, le fond de la toile devient le support d’imprévus, pressentis par l’artiste dont le travail minutieux lui permet aujourd’hui d’aboutir à un lâcher prise technique plus impulsif. Le traitement de l'arrière-plan n’est plus le même. Si de manière traditionnelle il est effectué en premier, dans les œuvres exposées il n’est pas difficile de voir


que les éléments considérés comme décoratifs sont exécutés et retr